Publié par : SL | 20 février 2012

INTERVIEW DE MARTINE AUBRY AU JOURNAL LE PARISIEN

 

Notre Première Secrétaire a donné au quotidien Le Parisien,  dans lequel ; Martine Aubry  s’est exprimée sur le début de campagne de Nicolas Sarkozy, et ce qu’il doit être mis en place pour  une vraie relance économique, la situation grecque et le mécanisme européen de solidarité (MES) qui sera débattu mardi à l’Assemblée Nationale.

La “France forte” et le bilan de Nicolas Sarkozy

S’agissant de l’entrée en campagne de Nicolas Sarkozy, Martine Aubry insiste sur le contraste entre son slogan “une France forte” et la réalité de son bilan : « au dernier trimestre, 32000 emplois détruits, baisse du pouvoir d’achat, déficit commercial record ». Pour elle, Nicolas Sarkozy « restera le président de la triple dégradation: sociale, économique et financière ». En effet selon elle, le projet du président sortant s’inscrit dans la continuité de son action: « austérité, précarité et division des Français ».

 

Les propositions concrètes de François Hollande

L’occasion de rappeler le projet de François Hollande qui « veut s’attaquer aux causes de la crise » en séparant les activités de dépôt et celles de marché « pour que les banques cessent de spéculer avec l’argent des Français et que les projets des PME soient financés ». Martine Aubry a également rappelé son projet de création d’une agence de notation européenne, et l’objectif de lutte contre les paradis fiscaux. Puis d’expliquer: « il taxera les revenus du capital à la même hauteur que ceux du travail: c’est cela, la justice ! »

La Première secrétaire a également rappelé les propositions de François Hollande concernant le droit de mariage et d’adoption pour les couples homosexuels, l’égalité des salaires femmes-hommes ou encore l’augmentation de 25% de l’allocation de rentrée scolaire.

Réunir toute la gauche

Martine Aubry a également exprimé la position des socialistes quant aux autres partis de gauche: « nous souhaitons réunir toute la gauche et, au-delà, tous les démocrates et humanistes qui adhèrent à ce que porte François Hollande »

La Grèce est un avertissement

Par la suite Martine Aubry a abordé le problème de la Grèce qui pour elle « résonne comme un avertissement » : si la Grèce s’enfonce dans la récession, c’est en raison de la cure d’austérité brutale  qui lui est infligée. En ne prenant pas en compte le facteur de croissance, « M. Sarkozy, en cédant tout à Mme Merkel, fait pencher l’Europe du mauvais côté ».

 

S’agissant du mécanisme européen de solidarité, Martine Aubry a conclu en s’y déclarant favorable, mais à condition qu’il ne soit pas lié au traité européen actuellement en préparation à l’initiative de Madame Merkel et de Nicolas Sarkozy « qui font de l’austérité l’alpha et l’oméga de toute politique »

 

Publié par : SL | 19 février 2012

NICOLAS SARKOZY A MARSEILLE ET FRANCOIS HOLLANDE SUR BFM

Ce dimanche après-midi, à Marseille, s’est tenu le meeting du candidat Sarkozy. Quelques minutes avant son entrée sur scène, quelques ténors se sont succédés soit devant les caméras, soit devant le public.

Bernard Accoyer a parlé d’œuvre, en parlant du bilan de Sarkozy. Une œuvre reconnue dans le monde entier. Quant à Christian Estrosi a indiqué que le candidat était un  gaulliste social et il ne veut que personne ne soit laissé sur le bord de la route. On croit rêver quand 8 millions de Français vivent au dessous du seuil de pauvreté.

Et puis sur scène est intervenu le maire de Marseille ; Jean-Claude Gaudin ; pour annoncer que les masques du mensonge allaient tomber et que les Français ne veulent plus de promesses non tenues. Là aussi, on ne peut être que stupéfait d’entendre cela alors que cela fait 5 ans que l’on a un Président qui n’a tenu aucune de ses promesses …. Sauf pour ses amis.

Ce fût au tour de Jean François Copé de nous dire qu’aujourd’hui « il faut s’adresser à la France silencieuse, comme les ouvriers, les enseignants », alors que ces deux catégories ont été bafouées pendant 5 ans par Nicolas Sarkozy.

Et puis, enfin il est arrivé sur scène ; le candidat de l’UMP ; pour nous parler de la France. « Aujourd’hui, je suis venu vous parler de la France, car on ne parle pas de la France ».

Nous avons eu le droit à inventaire à la Prévert, il aime les paysage de la France, les arbres, les chansons (la preuve il est marié à une grande chanteuse lyrique).

Comme Monsieur Jourdain ; Nicolas Sarkozy aimait la France sans le savoir. Et il a mis  du temps à mesurer à quel point la France est importante. Sa volonté est de résoudre les problèmes des Français, car il est confronté chaque jour aux difficultés des Français et de dire une phrase que l’on ne peut tolérer « je sais mieux que personne, la souffrance des Français , car leur souffrance remonte vers le Président » Mais si il connaît la souffrance des Français, qu’a-t-il fait pendant 5 ans à croire que les remontées ont été bloquées à la porte de son bureau et que tout allait bien dans notre pays.

Et de mettre en garde les Français contre ceux qui auraient l’audace de dire « Dormez tranquille, il n’y a pas de crises » mais qui a bien pu dire cette phrase.

Et si  1 seul Français ne croit plus en lui (il y en a plus d’un, on peut le rassurer sur ce point) alors il faut regarder la Grèce, l’Espagne.

Le chômeur Français ne doit pas se plaindre, c’est plus dur pour un chômeur Espagnol car le taux de chômage est plus important.

La vérité ne lui fait pas peur, alors pourquoi ment il depuis le début de son quinquennat.

A force de donner à chacun, on fragilise la société et bien nous pouvons lui dire qu’il a mis à mal le lien social sans donner à ceux qui en ont le plus besoin.

Nicolas Sarkozy a une fois de plus affronter les Français ensemble en indiquant de ne pas oublier que les chômeurs sont à la charge de ceux qui travaillent. Malheureusement, les chômeurs voudraient bien travailler mais il n’y a pas de travail.

Quelques jours après le vote par l’Assemblée Nationale de la TVA sociale, il nous dit qu’aimer la France ce n’est pas augmenter les impôts. Là aussi on croit rêver.

Sa devise qui a été celle depuis 5 ans : Je prendrais toujours le risque d’échouer car il y une chance de réussir. Et de conclure en demandant à l’auditoire de l’aider et bien il peut compter sur nous nous allons l’aider à quitter l’Elysée.

François Hollande était ce dimanche soir sur BFM, où il pu revenir sur le meeting de Sarkozy.

Notre candidat a estimé ; à juste titre que Sarkozy faisait une « campagne avec violence et agressive »

François Hollande a remarqué qu’au cours de ce meeting de Marseille, aucune proposition n’a été faire. François Hollande a ; quant à lui ; présenté ses idées, son programme.

Au cours du meeting de Marseille, Nicolas Sarkozy a déclaré « Nous avons échappé à une catastrophe. Ceux qui font comme si le risque n’avait pas été dramatique, ceux là mentent aux Français ». François Hollande ne  nie pas que la France a connu une crise, mais la France ne s’en est pas mieux sortie que les autres, 1 million de chômeurs en plus, 600 milliards de dettes supplémentaires, les inégalités ses ont creusées de 20%, les patrons du cac 40 ont augmenté leur salaire de 36%. Mais Nicolas Sarkozy est fier de son bilan.

Lorsque Nicolas Sarkozy déclare que François Hollande ment, notre candidat répond qu’il n’ a pas l’intention de rentrer dans cette logique.

Au cours de cette émission sur BFM, François Hollande est revenu sur la polémique concernant la finance qu’il décrit comme étant son adversaire. Il n’a pas changé d’avis, son adversaire est la finance quand elle devient folle. La finance doit faire vire l’économie mais la finance de doit pas vivre de l’économie.

Cet après midi, de nombreuses attaques ont été faites à l’encontre de François Hollande et au cours de cette émission on lui a demandé si il va rester durant cette campagne aussi polie. François Hollande, indique qu’insultes et violences sont des signes de faiblesses, que normalement le candidat sortant devrait être fier de son bilan et ne pas se soucier de son adversaire mais là au contraire François Hollande inquiète le candidat de l’UMP.

François Hollande se met à la  bonne hauteur, Nicolas Sarkozy veut être candidat du peuple mais de quel peuple parle t-il ? le peuple de l’argent ? OUI.

François Hollande respecte les grandes associations, les groupes de citoyens, les syndicats.

Concernant  la proposition de faire des referendum, François Hollande a indiqué que 3 referendum auraient dus être faits. Un sur le traité de Lisbonne, un sur les retraites, un sur la TVA sociale. Pour notre candidat, le seul referendum est l’élection présidentielle.

François Hollande a été questionné sur la proposition faite par Nicolas Sarkozy ;  dans l’après midi ; à propos de la proportionnelle. Pourquoi  faire cette proposition alors qu’elle ne peut s’appliquer pour les élections législatives de Juin 2012.

Une question a été posée à François Hollande à propos de  Martine Aubry, il a indiqué qu’il était candidat à l’élection présidentielle et qu’il ne va pas faire ce soir sa proposition de gouvernement. Notre objectif est de travailler sur la victoire à la présidentielle.

Au cours de son meeting, Nicolas Sarkozy a manifesté son amour pour la France, François Hollande a indiqué que l’on ne s’arroger pas le droit d’aimer la France, nous devrions tous être dans la même perspective d’aimer la France.

« Mais aimer la France, c’est refuser la violence dans le débat public », « le peuple est un corps qui se doit être respecté, ce n’est pas une foule »

Publié par : SL | 19 février 2012

DEBAT SUR L’EMPLOI

En présentant “60 engagements pour la France”, François Hollande dit précisément et fortement aux Français son ambition pour le prochain quinquennat.

Son diagnostic : Le risque du déclassement pour de nombreux Français et la menace du declin pour le pays.

Son ambiton : Redresser le pays et rassembler les citoyens dans la justice.

Le projet est en résonance avec la société et le monde qui nous entoure. Mais pour résussir et enrichir le projet présidentiel pour 2012, nous devons le partager avec l’ensemble des acteurs de la société : Organisation syndicales, associations, citoyens.

Jaurès disait : il faut “aller à l’idéal et comprendre le réel”.

Comprendre le réel, c’est comprendre la crise, son ampleur et ses causes, ainsi que l’état du pays.

VENEZ DEBATTRE AVEC NOUS SUR UNE PRIORITE DU PROGRAMME DE FRANCOIS HOLLANDE :

L’EMPLOI

MERCREDI 29 FEVRIER A 19H, SALLE CARNOT A ARMENTIERES, en présence d’ ALAIN VIDALIES, en charge du dossier emploi auprès de François Hollande

Publié par : SL | 18 février 2012

EN 5 ANS , PAS DE PROMESSES TENUES

C’est donc sans grande surprise que ce mercredi 15 Février que Nicolas Sarkozy a présenté sur TF1 sa candidature à l’élection présidentielle, il se présente car « il a des choses à dire aux Français ». Pourquoi ne avoir attendu 5 ans pour dire des choses aux Français.

Il veut redonner la parole aux Français, sous-entendu que les Français s’étaient vus retirer le droit de parler, mais il veut donner la parole par le biais du referendum dès lors qu’il y aura un blocage donc on peut dire fini les grèves, les usines occupées on n’écoute plus les syndicats on passe par le referendum.

Mais au-delà de cela, par le biais du  referendum, il va pouvoir s’exonérer de toutes responsabilités, en disant « moi j’ai fais la proposition et vous avez donné une réponse positive ou négative, je vous suis et j’applique ce que vous voulez si cela ne convient pas je n’y suis pour rien ».

Et puis va-t-il véritablement écouter la parole des Français, souvenons nous en 2005, le referendum sur l’Europe qui a eu pour réponse des Français un NON et bien le traité a été signé par le Président de la République car il avait fait passer le texte par le parlement.

Il nous dit « j’ai changé », et bien non il n’a pas changé il va continuer sa politique et suivre les intérêts car il a un qualité ou plutôt un grand défaut il ne va jamais assumer ce qu’il a fait.

Si il est reconduit à la tête de l’Etat il fera la même politique et il va aggraver sa politique, dans son deuxième mandat il n’y aura plus de censures, plus de limites.

Il n’a pas tenu les promesses, ses engagements, souvenons nous :

« Je serai le Président du pouvoir d’achat, avec le fameux « travailler plus pour gagner plus », on connaît le résultat, 5 millions de chômeurs, 1 million de chômeurs de plus depuis 2007.

Le pouvoir d’achat a baissé de 10%, son pouvoir d’achat a augmenté de 140% et nous n’avons pas eu de referendum pour savoir si nous étions d’accord pour cette augmentation .

Nous sommes face à une explosion de la misère. Nous avons dû mal à faire confiance à un candidat à quelqu’un qui est aussi loin de ses promesses.

Souvenons-nous aussi de cette phrase « j’irai chercher la croissance avec les dents » aujourd’hui la croissance n’est pas là, nous sommes à 0,2 et encore ce chiffre est faussé par le fait que nous ayons vendu en fin d’année quelques mirages. Mais nous sommes à la porte de la récession.

Et puis ses grandes phrases qui ont pu séduire « Je ne vous ne laisserai pas tomber , avec  ou sans Mittal, l’Etat investira » avait il dit devant les hauts fourneaux à Gandrange et résultat l’usine est fermée.

 

 

« Je n’ai pas été élu pour augmenter les impôts » là sur ce point là il a tenu cette promesse MAIS uniquement pour les 10% de la population Française, c’est-à-dire les plus fortunés. En créant le bouclier fiscal qui a permis à ces personnes de recevoir des crédits d’impôts et une refonte de l’ISF à l’avantage de ces mêmes personnes. Mais pour nous, on fait la TVA sociale qui a pour conséquence une augmentation des prix et une baisse de la croissance.

La TVA sociale va apporter à l’Etat 13 milliards, soit exactement la somme que représente le cadeau fiscal offert par le bouclier fiscal, c’est-à-dire qu’il demande aux Français de payer pour qu’il puisse continuer à faire ce cadeau aux plus fortunés.

Durant son quinquennat, Nicolas Sarkozy a réussi une chose :

 CREUSER LES INEGALITES

 DESTRUCTION  DES SERVICES PUBLICS

 DESTRUCTION DU LIEN SOCIAL

Quant à la sécurité, celle-ci a explosé depuis 5 ans. C’est un véritable échec de la sécurité.

Au cours de cette campagne, Sarkozy va essayer de parler de tout… Sauf de son bilan. Nous deons répéter au cours de cette campagne les cinq années.

Quant en est il de notre côté, nous avons un candidat ; François Hollande ; quoi fait une excellente campagne, avec un parti uni, qui s’est rassemblé autour d’un projet.

Oui, il faudra faire des efforts, mais  ces efforts seront équitablement réparti, il n’y aura pas d’efforts sans justice.

Nous allons remettre l’impôt juste à sa place, plus on gagne de l’argent, plus on doit contribuer à l’effort collectif. Aujourd’hui ;  chacun l’aura bien vu ; c’est l’inverse.

L’Ecole doit être au centre de tout, nous devons tout faire pour que plus un gamin ne sorte du système scolaire sans formation. Et c’est pour cela que nous devons nous battre contre ces fermetures de classe. Le coût de l’échec scolaire est plus important que le coût de la création de postes.

 

Publié par : SL | 31 janvier 2012

SARKOZY SUR TF1, FRANCE2, …. ETC ….

Dimanche 29 Janvier, Nicolas Sarkozy était sur 9 chaînes de télé, il fallait être sur cuisine télé pour y échapper.

Au cours de cette intervention, on eu l’impression que Nicolas Sarkozy n’était pas Président et qu’un autre homme était au commande du pays et que le bilan était catastrophique et que Nicolas Sarkozy venait présenter les mesures phares qui auraient dues être prises.

Et une tentative de dédramatiser les situations, lorsque les journalistes ont fait état de la situation du chômage, il a immédiatement répliqué par un oui mais le taux est le moins pire. Les chômeurs qui le regardaient auront apprécié que leur situation n’est pas enviable mais qu’il y a pire qu’eux en Europe.

L’une des mesures évoquée par le Président est la fameuse TVA sociale qu’il ne veut pas appeler sociale (c’est vrai que droite et sociale sont deux mots qui ne vont pas bien ensemble) pourtant il y a quelques temps il était heureux de l’appeler sociale mais bon passons.

La TVA va donc passer de 19,6 % à 21,2%, mais il nous rassure l’augmentation de la TVA ne va pas avoir d’incidence sur les prix, nous avons donc appris un nouveau théorème « Plus la TVA augmente, moins le prix augmente ».  Et Henri Guaino lors de l’émission « Mots croisés » nous rassure, ce n’est pas une augmentation de la TVA mais un transfert de charges …. Pourquoi faire preuve d’aussi peu de sincérité. Pourtant, quelques minutes plus tard sans le vouloir Nicolas Sarkozy confirme l’augmentation des prix en expliquant la raison pour laquelle la date de mise en application de cette TVA se fera le 1er Octobre : Pour non seulement préparer les ordinateurs, mais surtout pour déclencher des achats par anticipation. Acheter avant l’augmentation mais ce que ne sait pas Nicolas Sarkozy c’est que le pouvoir d’achat n’a pas augmenté le président du pourvoir d’achat a laissé tomber une très grande partie des Français.

Et puis le Président a parler d’un thème qu’il connaît bien l’emploi. En effet, nous avons pu voir avec quel brio il a réglé le problème du chômage en France, il a EXPLOSE depuis son arrivée à l’Elysée. Mais fort de son incompétence, il nous propose une nouvelle idée. En 2007, son idée force était « travailler plus pour gagner plus » nous attendons toujours son application. Et bien aujourd’hui changement de slogan, c’est « Travailler moins pour gagner moins »

Nicolas Sarkozy a annoncé que le entreprises pourraient conclure des accords sur le temps de travail avec les salariés  si la majorité de ces derniers  l’acceptent avec une conséquence sur la fin des 35 heures.

Notre Première Secrétaire a réagi à l’intervention du chef de l’Etat, « J’ai le sentiment que le Président de la République est un peu perdu », « on a l’impression qu’il pense avoir déjà perdu, il y a beaucoup d’improvisation, notamment sur le logement » et de poursuivre en indiquant, « La vraie compétitivité aujourd’hui, même si on regarde l’Allemagne, ce n’est pas de baisser le coût du travail, c’est-à-dire les salaire, car finalement c’est cela qu’il a annoncé », « Pourquoi changerait il de politique à 80 jours d’une élection ? il a commencé en aidant les plus privilégiés, avec notamment le bouclier fiscal, et il termine en faisant payer les classes populaires et moyennes »

Je suis candidat à l’élection présidentielle pour redonner à la France l’espoir qu’elle a perdu depuis trop d’années. Les Français souffrent. Ils souffrent dans leurs vies : le chômage est au plus haut parce que la croissance est au plus bas ; la hausse des prix et des taxes ampute leur pouvoir d’achat ; l’insécurité est partout ; leurs emplois s’en vont au gré des fermetures d’usines et des délocalisations industrielles ; l’école, l’hôpital sont attaqués et n’assurent plus l’égalité entre citoyens ; l’avenir semble bouché pour eux et pour leurs enfants ; la jeunesse se désespère d’être maintenue en lisière de la société. Les Français souffrent aussi dans leur âme collective : la République leur paraît méprisée dans ses valeurs comme dans le fonctionnement de ses institutions, le pacte social qui les unit est attaqué, le rayonnement de leur pays est atteint et ils voient avec colère la France abaissée, affaiblie, abîmée, «dégradée».

La dépression économique est là, l’angoisse sociale est partout, la confiance nulle part. J’affirme avec netteté où se situent les responsabilités. Certes, depuis 2008, il y a la crise. Elle est le produit de la mondialisation débridée, de l’arrogance et de la cupidité des élites financières, du libéralisme effréné, sans oublier l’incapacité des dirigeants européens à dominer la spéculation. Il y a surtout les politiques injustes et stériles menées depuis dix ans, les fautes économiques et morales de ce dernier quinquennat. Il y a donc la responsabilité personnelle de celui qui est au sommet de l’Etat depuis cinq ans.

Un mandat se juge sur ses résultats, une politique sur sa cohérence, un caractère sur sa constance. Comme les choses seraient faciles si l’échec devenait une excuse, si l’expérience – même malheureuse – devenait une justification opportune de poursuivre et l’abandon des promesses, une preuve de courage ! Et pourtant, telle est l’ultime contorsion tentée par le président sortant : incapable de trouver une issue à la crise de la zone euro après seize «sommets de la dernière chance» en à peine deux ans, il voudrait qu’on lui laisse encore le temps d’y porter remède, sans qu’il nous indique – hormis la rédaction d’un nouveau traité européen – ce qui serait de nature à le voir réussir là où il a échoué. Impuissant face à la montée du chômage, le voilà qui convoque une ultime réunion avec les partenaires sociaux pour nous dire qu’il faut traiter avec plus de considération les demandeurs d’emploi. Indifférent aux creusements des inégalités après avoir multiplié les indulgences aux plus fortunés, il annonce, comme pour retrouver une soudaine vertu, qu’il taxera les transactions financières sans nous préciser quand – et comment le pourrait-il dès lors que la décision lui échappe dans son exécution ?

La mystification est grossière. Je ne la sous-estime pourtant pas. Une campagne électorale est un moment particulier, où bien des choses peuvent être dites, bien des mensonges proférés, bien des paradoxes présentés comme des vérités de bon sens. J’entends déjà les lieutenants paniqués de Nicolas Sarkozy prétendre que dans la tempête il ne serait pas sage de changer le capitaine. Ce qui prête à sourire quand le navire s’est échoué. Et bientôt, il ne lui restera plus qu’à proclamer qu’il a changé, que les événements l’ont changé, que la fonction l’a changé, que l’échec l’a changé… Posons d’ores et déjà la bonne question à ce sujet : plutôt que de reconduire un président qui aurait tellement changé, pourquoi ne pas changer de président, tout simplement ?

C’est cette responsabilité qui m’incombe. Celle de permettre le changement. Un vrai changement. Ce n’est pas ici le lieu d’analyser ce qu’aura été ce quinquennat. Disons simplement que ces cinq années auront été la présidence de la parole et, lui, le président des privilégiés. Voilà la page que je veux tourner. Je mesure la difficulté de la tâche qui m’attend si vous m’accordez votre confiance. Le redressement de nos comptes publics comme celui de notre appareil productif sera long. La reconquête de notre souveraineté financière exigera des efforts considérables et surtout de la justice. Le retour de la confiance appellera une politique qui mobilisera les Français autour de l’avenir : l’éducation, la recherche, la culture, la transition énergétique et écologique.

Je sais aussi nos atouts. Nous sommes un grand pays disposant d’immenses savoir-faire, de remarquables entreprises, d’une recherche féconde, de services publics de grande qualité, d’une démographie dynamique, d’une épargne abondante, d’un attachement profond aux valeurs de la République. Nos ouvriers, nos techniciens, nos ingénieurs, nos chercheurs, nos savants, nos fonctionnaires sont parmi les meilleurs du monde. La productivité de notre travail est une des plus élevées de toutes les économies développées. Notre vie intellectuelle et artistique demeure une des plus riches et suscite toujours l’admiration des peuples.

Cent dix jours nous séparent du premier tour de l’élection présidentielle. Ce scrutin interviendra dans un contexte que rarement notre pays aura connu depuis le début de la Ve République. La France a pourtant traversé bien des épreuves en un demi-siècle : des crises économiques, de graves mouvements sociaux, de véritables ruptures civiques aussi. Mais en 2012 le choix que vous aurez à faire sera décisif. Décisif, il le sera pour vous, pour vos enfants, pour l’avenir de votre patrie, pour l’Europe aussi, qui attend et espère entendre à nouveau la voix de la France, une France dont elle a besoin pour retrouver un projet et un destin.

Pour la première fois depuis longtemps dans notre histoire nationale, ce choix dépassera, et de loin, les seules questions politiques et partisanes. Comme en 1981, comme en 1958, ce qui est en jeu dans cette élection et dans le choix que feront les Français, c’est plus que la seule élection d’un président, plus que la désignation d’une majorité, plus que l’orientation d’une politique : c’est l’indispensable redressement de la Nation. Ce redressement est possible. Pour le réussir, quatre principes m’inspireront.

La vérité : je ne serai pas le président qui viendra devant vous six mois après son élection pour vous annoncer qu’il doit changer de cap, qui reniera ses promesses faisant mine de découvrir que les caisses sont vides. Les Français sont lucides, ils savent que nous aurons besoin de temps, qu’il faudra faire des efforts à condition qu’ils soient partagés ; mais ils préfèrent des engagements forts sur l’essentiel à un catalogue de propositions.

La volonté : il en faudra pour rétablir les comptes publics, pour relancer la croissance, pour soutenir les emplois. Il en faudra pour redonner confiance aux entrepreneurs, aux salariés, aux fonctionnaires, aux chercheurs. Il en faudra pour réduire les inégalités, répartir différemment les richesses. Il en faudra aussi pour réussir la transition énergétique. Il en faudra surtout pour maîtriser la finance.

La justice : la justice, c’est un impôt équitablement réparti selon les capacités de chacun. La justice, c’est une société qui ne tolère aucun privilège. La justice, c’est ne reconnaître que la seule valeur du mérite. La justice, c’est une école qui accorde la même attention à chaque enfant. La justice, ce sont des soins accessibles à tous. La justice, c’est de pouvoir vivre de son travail. La justice, c’est pouvoir profiter d’un vrai repos après des années de labeur. La justice, c’est vivre en paix et en sécurité partout. La justice, c’est une société qui fait sa place à sa jeunesse.

L’espérance : je veux retrouver le rêve français. Celui qui permet à la génération qui vient de mieux vivre que la nôtre. Celui qui transmet le flambeau du progrès à la jeunesse impatiente, celui qui donne à la Nation sa fierté d’avancer, de dépasser ses intérêts et ses catégories d’âge et de classes pour se donner un destin commun, qui nous élève et nous rassemble. Cette espérance n’est pas vaine. Elle est le fil qui renoue le récit républicain.

Je sais que beaucoup d’entre vous se demandent si notre pays a encore le choix de son destin ou s’il est condamné à appliquer un programme décidé ailleurs ou dicté par les marchés financiers. Beaucoup doutent de notre capacité collective à décider de notre avenir, et de notre liberté de nous mettre en mouvement selon nos valeurs et notre modèle social. Beaucoup s’interrogent sur la réalité de notre souveraineté. A tous ces Français, je veux dire : oui, nous pouvons, même dans une économie mondialisée, maîtriser notre destin. Nous le pouvons en comptant d’abord sur nos propres forces, et en agissant au niveau de l’Europe, à condition que celle-ci soit réorientée. Ce sera une des responsabilités principales du prochain chef de l’Etat. Nous sommes capables de nous dépasser chaque fois que nous nous mobilisons sur une cause qui nous rend fiers. La France est un grand peuple, capable du meilleur s’il retrouve la confiance en lui, la confiance en l’Etat et en celui qui l’incarne.

Je veux aussi combattre ce scepticisme qui mine la démocratie, lever ce doute qui ronge les esprits quant à notre capacité à vivre ensemble. Je veux rappeler que la gauche et la droite, ce n’est pas la même chose. Il peut y avoir des défis incontournables. Il n’y a jamais une seule politique possible pour les relever. Le prétendre est un leurre ; pire, un mensonge. L’élection présidentielle qui vient sera le moment de la confrontation démocratique, celles des idées, des projets, des visions de la France et de l’Europe, des femmes et des hommes aussi. Je n’ignore rien des tentations d’électeurs souvent issus des classes populaires pour l’extrême droite. Ma campagne sera aussi tournée vers eux. Je leur parlerai net. J’entends leur colère et leur désarroi. Et je leur démontrerai que l’extrémisme, outre qu’il n’apporterait aucune solution à leurs difficultés, n’est pas digne des valeurs de notre pays. Plus que l’irréalisme des positions économiques du Front national ou l’illusion d’un repli derrière des barrières devenues des barbelés, c’est la violence sociale et la vindicte ethniciste qui menaceraient la République. C’est un des enjeux de ce scrutin.

Enfin, je respecte profondément toutes les candidatures de la gauche comme celle des écologistes. Elles peuvent marquer des orientations, affirmer des exigences, ouvrir des alternatives, susciter des débats, mais ce n’est pas faire preuve d’une quelconque prétention hégémonique que de penser qu’il sera difficile pour l’une d’entre elles d’être présente au second tour. Dès lors, il me revient d’incarner l’alternance et de permettre le changement. Rien n’est acquis. Beaucoup va dépendre de la gauche, de son esprit de responsabilité, de son courage, de sa cohérence, de son audace. Mais aussi de la force de ma propre candidature. J’aurai à affronter la droite accrochée à son pouvoir et liée aux puissances de l’argent, je resterai proche de vous pour porter une grande ambition collective : celle de renouer avec l’esprit de justice et l’idée de progrès.

Comme il y a trente et un ans, avec François Mitterrand, si nous savons nous en montrer dignes c’est vers nous que les Français vont se tourner le printemps prochain. C’est vers moi qu’ils porteront leurs suffrages et leur confiance, c’est à moi qu’ils confieront la responsabilité de diriger le pays. J’y suis prêt.

Publié par : SL | 3 janvier 2012

VOEUX 2012

LA SECTION PS DE LOMME VOUS PRESENTE TOUS SES VOEUX POUR CETTE NOUVELLE ANNEE.

UNE ANNEE IMPORTANTE POUR LA FRANCE

FAISONS DE CETTE ANNEE, L’ANNEE DU CHANGEMENT

2012, sera l’année de deux rendez vous électoraux majeurs, l’élection presidentielle et les élections législatives. Inscrivez vous sur les listes électorales dans votre mairie avant le 31 Décembre 2012.

 

Dans un article paru  dans le Journal Du Dimanche du 30 octobre, notre Première Secrétaire ; Martine AUBRY ;  est revenue sur l’intervention du chef de l’Etat et déclare « sourire » aux critiques qui ont été faites par le Président de la République ;  ce jeudi lors de son intervention télévisée ; contre les 35 heures. Il avait indiqué au sujet de cette loi qu’elle avait « été une folie payée par les ouvriers et les employés »

Notre Première Secrétaire indique, « ses critiques contre les 35 heures me font sourire, tant elle disputent l’insincérité à l’irresponsabilité » et de poursuivre « si c’était une telle catastrophe, pourquoi ne pas les avoir supprimées depuis dix ans ? »

« Pourquoi l’Allemagne, le nouveau modèle de M.Sarkozy, réussit-elle alors que la durée du travail est inférieure et qu’elle a encore été réduite pendant la crise ? »

Martine AUBRY, insiste en indiquant « Un homme politique qui n’assume pas ses responsabilités est peu crédible pour tracer l’avenir ».

Au cours de cet interview, notre Première Secrétaire a commenté l’annonce d’une nouvelle cure d’austérité et a estimé « qu’elle va ajouter de crise à la crise et de l’injustice aux injustices, avec une augmentation probable de la TVA ». Martine AUBRY  a déploré qu’il n’y ait « rien pour la croissance et ‘emploi, alors que l’économie est en panne » et d’enfoncer le clou en précisant « les résultats sont mauvais parce que la politique menée est mauvaise »

Dans cette interview, Martine AUBRY a ; tout comme François HOLLANDE ; critiqué l’accord trouvé cette semaine à Bruxelles pour sauver la zone Euro. Un accord qui « arrive trop tard et ne règle rien durablement » et de trouver « choquant » de faire appel à la Chine pour sauver la monnaie unique européenne. « Oui c’est choquant », « Les européens, en se tournant vers les chinois, montrent leur faiblesse. La réponse aurait dû être européenne »

« Cet accord était nécessaire parce que l’Europe était au bord du gouffre, mais il arrive trop tard et ne règle rien durablement . Les réformes structurelles se font dangereusement attendre ».

Pour Martine AUBRY, « l’austérité est train de fabriquer la prochaine récession ».

Elle regrette que l’Union Européenne n’ait rien décidé en matière de taxe sur les transactions financières, ni sur la séparation entre les banques de dépôt et les banques d’investissement. « Nicolas Sarkozy prétend avoir réglé les problèmes en Europ, ce qui n’est pas vrai. On le verra, je le crains, dans les prochaines semaines.

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